Tour à tour : GP du Japon 2017

Bonjour à tous, me voici de retour pour un second épisode de « Tour à tour »…

Il aura fallu se lever aux aurores pour ce GP du Japon. Départ à 7h du matin pour nous, Européens civilisés. Je me lève donc un peu en avance, l’esprit encore tout occupé par Blade Runner 2049 que je suis allé voir la veille au soir. Il y a de ces films qui vous font penser et réfléchir, bien après la fin de la séance, et ce Blade Runner en fait assurément partie, comme son prédécesseur d’ailleurs. Mais ce n’est pas ce qui nous occupe ici. Je reçois un ami pour ce GP, j’ai prévu du café soluble et des muffins industriels. Le café est trop dilué, ne sent plus rien et ce n’est probablement pas plus mal. Les muffins sont plutôt bons mais je pense qu’on peut remercier tout le beurre et le sucre qu’ils contiennent. Arrêt sur image. Je viens de percuter que c’est ce que vivent les Américains à chaque GP…


Avant le départ : Ces fans japonais sont hardcore tout de même. Jolis chapeaux en forme de F1, toutes sortes de déguisements et de maquillages, mais ma palme d’or revient à ceux qui ont accroché des grandes affiches de jeunes filles manga-esques (est-ce qu’un mot retranscrivant cette idée existe ?) en combinaison de mécanos des grandes équipes. Ceci dit, c’est fort agréable à voir, et assez atypique. Bref, aucun doute à avoir sur le fait que les Japonais sont de vrais passionnés, mais on le savait déjà… Gaétan Vigneron nous explique que Vandoorne ne fera qu’un seul arrêt.

Grille : Vettel se met en biais sur son emplacement, c’est léger, mais ça reste une vilaine habitude. Je suis à deux doigts d’en référer aux commissaires.

Départ : Tout le monde semble prendre un bon envol. Perez… Ha non, Ocon plus que les autres, il est chaud patate et s’offre le scalp de Ricciardo. Hulkenberg se souvient qu’en tassant, ça va mieux pour défendre, et met tout ça en pratique sur Raikkonen Hungary Style.

Tour 1 : Verstappen vient de passer Vettel, et on a même pas vu ça à la téloche ! Sainz est trop content de quitter Toro Rosso avec effet immédiat et souhaite même prendre de l’avance, il termine sa course au plus vite, dans un mur de pneus. Rien d’inhabituel. Ocon à l’attaque de Vettel dans la ligne droite bon sang, il est chaud chaud chaud ! Mais… Mais… Mais… Vettel est au ralenti ! Et évidemment, la FIA vient à son secours et envoie le Safety Car en piste. Ça devient une vilaine habitude aussi toute cette chance…

Tour 2 : Safety Car. Voir Vettel se faire dépasser par tout le monde en ligne droite, ça a quelque chose d’assez jouissif finalement. Un brin de « voilà ce qui se passerait si t’avais une McLaren Honda » sans doute.

Tour 4 : C’est le restart, notre bon Ocon pointe à la 3e place ! Vettel continue de galérer. Si vous bossez dans la qualité, j’ai ouï dire que des postes allaient se libérer du côté de Maranello, c’est le moment de postuler.

Tour 5 : Ça y est, ce qui est un rythme normal pour un moteur Honda est inquiétant pour un moteur Ferrari. Double standards comme on dit. Vettel s’arrête aux stands et toute une équipe de pizzaïolos se penche sur les entrailles de la bête. Ça sent bon l’amateurisme tout ça.

Tour 7 : Grosjean revient sur Magnussen, ça va barder, j’ai peur de voir ça. Raikkonen se prépare pour porter une seconde attaque sur Hulkenberg.

Tour 8 : Bottas est en dehors de la zone de DRS pour attaquer Ricciardo. Celui-ci est dans les échappements d’Ocon mais ne parvient pas à trouver l’ouverture. Si je m’appelais Gaétan Vigneron – Edition France, je commencerais à hurler au génie d’Ocon qui va obligatoirement faire un podium aujourd’hui. Je constate qu’Ericsson pointe devant Wehrlein au classement.

Tour 9 : Comme attendu, Hulkenberg remet un petit coup de volant sur Raikkonen, pile au freinage de la chicane. Ha, il suffisait que je pense du bien du ptit suédois pour qu’il mette sa voiture dans un mur de pneus. On notera le ridicule du crash : Ça sort un peu large du virage 8, la voiture vient se poser sur le vibreur, ce qui l’empêche de bien prendre le virage 9 et… Boom. Même en GP2, ils ne la font plus celle là. Et pourtant, il y a du talent cette année en GP2. Il y a quand même une conséquence à tout ça : Virtual Safety Car. Vettel n’est plus en course, pas besoin de mettre un vrai Safety Car pour qu’il puisse recoller.

Tour 10 : Vandoorne, totalement décroché, rentre pour son premier arrêt. On n’entend pas Gaétan Vigneron chanter ses louanges. Bizarre.

Tour 11 : Ricciardo profite du restart pour porter une attaque magnifique sur Ocon et finit par passer. Le Gaétan Vigneron qui sommeille en moi (et en chacun de nous) ne peut s’empêcher d’être triste. On nous annonce alors à la RTBF qu’Ocon peut battre le record d’arrivée consécutives de Chilton. Ça nous fait une belle jambe.

Tour 12 : Bottas imite Ricciardo sur Ocon, ce dernier ne cherchant même pas à défendre. Perez est revenu juste derrière Ocon, et on est en droit d’espérer des étincelles. Pendant ce temps, Vettel découvre un nouveau hobby : La marche à pied.

Tour 13 : Raikkonen est l’un des hommes les plus rapides en piste, signe que lorsque la Ferrari marche, elle marche fort. Ceci dit, on ne peut pas se plaindre que sa voiture tombe en rade quand c’est la plus rapide du plateau. C’est le jeu. Une victoire ne peut pas être due uniquement au talent du pilote, et une défaite due uniquement à la voiture et l’équipe qui l’a conçue. Les deux sont indissociables. Si une voiture vous mène à la victoire, il faut accepter quand elle rend l’âme, c’est là l’essence même du sport auto.

Tour 14 : Raikkonen attaque Massa, on croirait voir deux anciens faire une course de déambulateur dans les couloirs du service gériatrie de l’hôpital du coin : Aucun frisson.

Tour 15 : Grosjean et Gasly sont 11e et 12e. Le Gaétan Vigneron qui sommeille en moi rêve d’abandons à l’avant du peloton.

Tour 16 : On nous présente les résultats du Speed Trap. Hamilton est l’un des pilotes les plus lents en pointe. Je me dis que si Vettel était devant lui, même si la Mercedes était plus rapide que la Ferrari sur un tour, il n’aurait jamais trouvé l’ouverture. Ceci nous confirme malgré tout quelque chose de bien connu : Pour gagner en F1, il faut aller vite en virage, pas en ligne droite.

Tour 17 : Hulkenberg s’approche de Massa. Le Gaétan Vigneron qui sommeille en moi se dit qu’un accrochage entre ces deux là serait bienvenu pour Grosjean et Gasly.

Tour 18 : Maurizio, l’homme qui murmurait à l’oreille de Sebastian, lui fait même un petit câlin. C’est tellement beau que j’en ai les larmes aux yeux. Massa s’arrête, Hulkenberg le remercie.

Tour 19 : On n’entend pas parler de notre « Stoffel national ». Ha forcément, il est 16e. Il suffit que j’écrive cette ligne pour que notre « Gaétan national » aborde le sujet. Sans son départ raté, il serait certainement en lice pour le podium. Pour sûr.

Tour 20 : Raikkonen se débarrasse de Perez. Il pointe à 20s de Ricciardo après 20 tours de course, et en ayant sacrément galéré en plein trafic. Un podium du finlandais paraîtrait presque possible.

Tour 21 : Ocon rentre aux stands et doit batailler avec Alonso pour ne pas perdre trop de temps dans son tour de sortie. Lutte agréable entre deux pilotes que j’apprécie.

Tour 22 : Verstappen passe par les stands, il ressort tout juste côte à côte avec Raikkonen. La passe d’arme entre les deux hommes est belle.

Tour 23 : Sans surprise, Hamilton calque sa course sur celle de Verstappen, et rentre lui aussi pour changer ses gommes.

Tour 24 : Perez, qui s’est arrêté, passe à son tour Alonso. Dans la ligne droite, le moteur Mercedes a fait tout le travail. Même avec Wehrlein au volant, cette Force India serait capable de marquer de gros points.

Tour 25 : Palmer défend sur Ocon comme si sa vie en dépendant. Il faudrait lui dire que c’est trop tard maintenant. J’ai en tête Villeneuve qui chouine que ça ne rime à rien de défendre face à un pilote qui n’est pas sur la même stratégie. Notre bon Jacquot doit avoir quelques souvenirs douloureux à ce propos j’imagine.

Tour 26 : Ricciard s’arrête à son tour. Hulkenberg nous fait une Ericsson dans les virages 8 et 9, mais sans conséquences pour le déroulement de sa course. Alonso rentre aux stands. Son arrêt est bouclé en 4.2s. Les mécaniciens sont aussi efficaces que le moteur dans cette écurie.

Tour 28 : Hamilton est mécontent du train de pneus qu’il vient de chausser. Verstappen en a profité pour revenir dans sa boite de vitesses. Je suis sûr que ça bout sous son casque.

Tour 30 : Verstappen vient de rendre presque une seconde pleine sur Hamilton en un tour. La raison ? Bottas a laissé passer son chef de file et défend désormais face à Verstappen, qui n’est pas à moitié belge aujourd’hui. En même temps, il ne mène pas la course. Ça se mérite d’être à moitié belge dans la bouche de Gaétan Vigneron.

Tour 31 : Bottas s’est écarté, désormais, trois secondes pleines séparent les deux prétendants à la victoire. Hamilton a réussi à stabiliser son rythme, Verstappen grappille néanmoins un peu de temps à chaque tour.

Tour 32 : Magnussen tente une attaque sur Massa. J’ai peur que la piste ne soit pas assez large pour leur permettre de laisser libre cours à leur pilotage.

Tour 34 : Alonso est juste derrière troll et passerait bien. Malheureusement, la McLaren manque de canassons.

Tour 35 : Verstappen continue de revenir sur Hamilton, mais à ce rythme, ça ne suffira pas. J’ai un flash : Vettel doit être en train de soutenir Verstappen. Drôle d’image.

Tour 36 : Vandoorne s’arrête une nouvelle fois aux stands. Gaétan Vigneron avait tort. Je ne peux pas y croire.

Tour 37 : Un joli train s’est formé derrière Palmer : Massa, Magnussen, Grosjean, et Gasly. Le potentiel de carbone froissé est à 94% selon l’ONERA.

Tour 39 : Perez demande la permission d’attaquer Ocon. Non non, Checo, tu as été vilain la dernière fois, tu est puni aujourd’hui. On t’avait prévenu pourtant.

Tour 40 : Hulkenberg ressort des stands juste derrière Gasly et donc tout le petit train, mais avec des pneus ultrasofts frais, alors que tout le monde voit ses softs s’user. J’ai hâte de voir le festival qu’il va nous offrir. Tout ceci fait trop de pression pour Gasly qui préfère s’écarter en faisant mine de bloquer ses roues à l’épingle. C’est fort malin de la part du pilote Toro Rosso : Le plat sur le pneu le contraint à rentrer aux stands. Il pourra passer le reste de la course loin de tout tumulte maintenant.

Tour 41 : DRS coincé pour Hulkenberg. Chez Renault on sait que c’est fini, on ne va pas s’acharner comme Alonso à Bahrein en 2013…

Tour 43 : On l’attendait depuis un long moment : Magnussen passe au chausse-pied sur Massa, en semant quelques bouts de carbone. Grosjean, en bon opportuniste, s’engouffre dans la brèche ouverte par son équipier.

Tour 44 : Verstappen a perdu du temps sur Hamilton, et l’écart est remonté à trois secondes.

Tour 45 : Des commissaires, dans la ligne droite des stands, s’aventurent en piste pour ramasser des petits morceaux de je-ne-sais-pas-quoi. Sans Safety Car. Sans drapeau jaune. Comme ça. Ces mecs sont de vrais déglingos. Et je n’utilise jamais ce terme à la légère.

Tour 46 : Bottas semble en mesure d’aller chercher Ricciardo pour la troisième place. Raikkonen est toujours cinquième mais n’a plus aucun espoir.

Tour 47 : Crash étrange de Stroll, dont le pneu avant droit a crevé net.

Tour 48 : Alors que Stroll s’adonne lui aussi à la marche à pied, Gaétan Vigneron nous indique qu’il « a grandi ». C’est normal à son âge, il est encore en pleine croissance.

Tour 50 : Perez est à moins d’une seconde d’Ocon. Il chouine d’ailleurs à la radio. L’amertume d’être moins bon qu’un mec qui vient tout juste de boucler sa première année en F1 sans doute.

Tour 51 : Alonso est à l’attaque de Massa. Vamos Nando !

Tour 52 : VERSTAPPEN EST JUSTE DERRIERE HAMILTON ! Comment ça, c’est à cause d’Alonso qui ne respecte pas les drapeaux bleus ? J’aimerais bien vous y voir, vous, il luttait pour la 10e place, ça mérite bien qu’Hamilton et Verstappen attendent un peu non ?

Arrivée : C’est fait, Hamilton s’impose et inflige un nouveau 25-0 à Vettel. Hamilton, qui comptait 14 points de retard à la trêve estivale, devance désormais Vettel de 59 points. Quel revirement de situation, que l’on doit à la grande capacité des hommes de Maranello à faire progresser leur machine. En tout cas, Vettel n’a plus son destin en main, même s’il gagne toutes les courses à venir, il faudra compter sur des défaillances d’Hamilton ou sa flèche d’argent. D’ailleurs, même si Raikkonen offre le doublé à Ferrari sur chacune des manches restantes, Vettel ne reprendra toujours pas les 15 points par course nécessaires à son sacrement.

Podium : Encore un joli podium. J’aime particulièrement la tenue de la maire de la préfecture de Mie, très élégante, même si apparemment peu pratique pour marcher. En parlant d’élégance, Ricciardo a laissé la sienne au vestiaire, et ouvre sa bouteille de mousseux en… La cognant par terre. Spectacle garanti. La course est enfin terminée, et je peux enfin regagner mon lit. A la prochaine !


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Dear Ferrari fans… 

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